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Le secteur de la santé veut réformer l’exécutif européen

Un nouveau cabinet devrait être mis en place au sein de la prochaine Commission, afin d’appliquer les politiques de santé de manière transversale, estiment des acteurs du secteur.

Un groupe d’eurodéputés, d’ONG, d’associations d’industrie et d’entreprises privées actifs dans le secteur de la santé ont adopté un manifeste commun lors d’un événement au Parlement, organisé par la libérale belge Lieve Wierinck.

L’initiative AP4HE (« les politiques pour une Europe en pleine santé ») promeut une nouvelle approche des problèmes de santé, afin de tenir compte d’un large éventail de politiques qui pourraient affecter le bien-être humain, comme la sécurité, l’immigration, la croissance économique, la numérisation, l’éducation et la protection de l’environnement.

Les parties prenantes ont jusqu’au 3 décembre pour apporter une contribution à son manifeste, dont l’ébauche sera publiée au début de l’année prochaine.

Les signataires de ce texte proposent que la prochaine Commission européenne compte un ou une vice-président(e) responsable de la santé et du bien-être et doté(e) de pouvoirs similaires à ceux que détiennent actuellement Frans Timmermans, qui s’occupe du « mieux réguler », ou Andrus Ansip, chargé de la coordination en vue du marché unique numérique.

Ce poste permettrait de stimuler l’implication croissante de secteurs divers dans la prise en compte du bien-être citoyen comme composante essentielle d’une croissance inclusive, estiment ses défenseurs.

En outre, une approche intersectorielle renforcerait les compétences de la DG Santé, qui fournirait une assistance technique à l’équipe en question et aiderait les autres DG à faire des évaluations d’impact des législations et politiques proposées.

Les Européens surcontaminés aux dioxines

L’exposition alimentaire aux dioxines est pire qu’on le pensait, révèle un rapport publié mercredi 21 novembre par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). La population en ingérerait, en moyenne, jusqu’à 5 fois trop. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Soutien des élus…

Tous les eurodéputés présents à l’événement de lancement de l’initiative défendent l’inclusion de la santé et du bien-être dans les priorités de la prochaine Commission.

« La santé et le bien-être doivent être au cœur de tout modèle de croissance inclusive et de développement durable », insiste Lieve Wierinck (ALDE), qui ajoute que la santé est inextricablement liée au développement durable.

Karine Kadenech (S&D) mentionne quant à elle l’article 168 du traité sur le fonctionnement de l’UE, qui stipule qu’« un niveau élevé de protection de la santé humaine est assuré dans la définition et la mise en œuvre de toutes les politiques et actions de l’Union ».

« Nous ne demandons que l’application de ce qui est écrit dans les traités européens. La question est de savoir pourquoi ce n’est pas déjà appliqué », juge-t-elle.

« Nous ne pouvons pas construire l’Europe sur des considérations économiques à court terme », renchérit Andrey Kovatchev, du PPE, qui fait remarquer que la santé est une priorité pour les électeurs de tous les États membres, et que si le parti veut récolter des votes, il doit montrer que l’Europe est à l’écoute des préoccupations de ses citoyens.

… comme des États membres

La présidence de la Finlande ne débutera que dans plus de six mois, mais les préparations sont déjà en cours, et Helsinki compte bien diriger le navire avec succès, a indiqué Veli-Mikko Niemi, du ministère finlandais de la Santé.

Il estime que l’année 2019 sera intéressante, puisqu’elle verra l’adoption d’un nouveau programme du Conseil pour les cinq ans à venir, les élections européennes et l’instauration d’un nouvel exécutif. Et tout cela durant la présidence finlandaise.

« Nous préparons une nouvelle approche qui se penche sur les interactions entre le bien-être et la croissance économique », a-t-il expliqué.

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