Maladies cardiovasculaires

Matthieu André : «Pas d’appréhension, plutôt de l’impatience»

Avant la demi-finale de Fédérale 1 Elite à Rouen, vendredi (20 h 45), Matthieu André le deuxième ligne du SCA répond à nos questions.

Comment allez-vous d'abord ?

Ça va très bien. J'ai fait une grosse crise de tachycardie il y a un mois et j'ai dû être hospitalisé pour une intervention chirurgicale, l'abblation d'un flotteur. Depuis quelques années, je fais des crises de 10 ou 20 secondes, mais là, le cœur est monté à 200 pendant une heure. Heureusement, j'ai été bien pris en charge. J'ai eu le feu vert du chirurgien pour reprendre.

Vous faites acte de candidature pour le déplacement de vendredi à Rouen ?

Oui, j'ai repris la préparation physique depuis quinze jours et le rugby lundi dernier. Je suis prêt.

Quel bilan tirez-vous de la saison régulière ?

On a vécu un début de saison paradoxal. C'était compliqué, mais avec le recul, je trouve qu'on s'est adapté assez rapidement. Ce n'est jamais évident de changer de staff technique, médical et d'intégrer autant de joueurs nouveaux. Ce n'est pas anodin.

Malheureusement, les deux derniers matches face à Rouen et à Strasbourg ont été loin d'être rassurants. Comment expliquez-vous ces contre-performances ?

Avant de rencontrer Rouen, on avait gagné à Bourgoin et on sortait de deux matches à 50 points face à Roval et Aubenas. On n'avait plus l'habitude des rencontres aussi serrées et disputées. Strasbourg, on ne les a pas joués. On n'arrivait pas à enchaîner trois temps de jeu. Pourtant, ce match devait nous servir à attaquer les phases finales avec le plein de confiance.

Comment situer cette équipe qui n'était pas loin de s'imposer à Provence et qui déçoit depuis deux rencontres ?

C'est pourtant exactement la même équipe. Je pense qu'il y a un problème psychologique. Mais ce qu'on a déjà fait, on est capables de le refaire. Le contexte des phases finales est complètement différent, on remet les compteurs à zéro. Et puis il y a des choses rassurantes, notamment la tenue de la mêlée, la touche offensive est bonne, même s'il faut encore s'améliorer en défense.

Dans quel état d'esprit êtes-vous à deux jours du rendez-vous ?

Il n'y a pas d'appréhension, plutôt de l'impatience. On ne fait pas des phases finales tous les ans et on sent un certain engouement autour de nous.

Vous faites partie des tauliers du SCA. Quel message adressez-vous à vos jeunes coéquipiers ?

J'essaie de leur transmettre un message sur la nécessité d'être plus rigoureux, plus concentré. Dans une carrière, on ne fait 36 000 phases finales.

Rouen n'est pas forcément le meilleur client à affronter en ce moment...

Oui, c'est très costaud, ça va très vite. Mais au final, Albi est devant Rouen au classement. Il faut les respecter, mais sur l'ensemble de la saison, on est meilleurs qu'eux. Le bilan des confrontations directes est en notre défaveur, mais nous jouerons le match retour à la maison. Nous sommes totalement conscients des erreurs que nous avons faites sur les derniers matches. On a fait une très bonne semaine d'entraînement et on a mis toutes les chances de notre côté.

Vous arrive-t-il de penser à une élimination ?

Non, je ne pense ni à l'élimination, ni à la qualification, mais plutôt à ce qu'il faut mettre en place dès le match aller.

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