Maladies cardiovasculaires

Un simple examen de la rétine pour détecter les maladies cardiovasculaires

"Sauvez le cœur des femmes". Ce mardi 17 avril marque une journée spéciale, le "Red Day", pour s'informer sur les risques de maladies cardiovasculaires féminines, en nette augmentation depuis plusieurs années.

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde chez les femmes. Une sur 3 est concernée soit, 8 fois plus que pour le cancer du sein. Chaque année, dans le monde, pas moins de 9 millions en meurent. En 15 ans, le nombre d’hospitalisation pour un infarctus chez les femmes de moins de 50 ans a triplé.

"On a toujours l’impression que les femmes sont protégées"

Pour le professeur Jacques Blacher, ces pathologies concernent l'ensemble des femmes et les plus jeunes ne sont pas à l'abris.

"On a toujours l’impression que les femmes sont protégées des maladies cardiovasculaires au moins jusqu'à la ménopause grâce à leurs hormones sexuelles. Mais cette protection est relative, pas absolue. On voit ces dernières années une augmentation de ces maladies chez les femmes jeunes".

Les causes de développement de ce type de maladies sont variées pour les hommes comme pour les femmes. Mauvaise alimentation, diabète, obésité, manque d’exercice ou encore le tabac, considéré par le professeur Blacher comme un "tueur silencieux".

"Envisager des thérapies de prévention"

Pour prévenir et déceler ces maladies cardiovasculaires, l’intelligence artificielle peut devenir un moyen efficace.

"On peut aujourd'hui aller regarder la rétine de l’œil qui est comme tous les organes du corps, un organe vascularisé. La vascularisation de la rétine est comme une fenêtre sur la vascularisation du corps et notamment du cerveau. Lorsqu'on voit ces petits vaisseaux dans la rétine on imagine quel est l’état des autres vaisseaux de l’organisme. Cela permet d’apprécier le risque d'événements cardiovasculaires et envisager des thérapies de prévention".

"C’est l’avenir"

Le géant informatique Google, a développé à partir de cette photographie de la rétine, un algorithme qui permet, sans prise de sang préalable, de détecter les faiblesses cardiaques.

"C’est l’avenir. Ça va peut-être modifier l’activité des médecins. L’intelligence artificielle va aussi intervenir sur d’autres éléments comme l’analyse des bases de données notamment celle de la Sécurité sociale. Si on essaye de mettre en relation toute une série de caractéristiques des individus avec la survenue des infarctus, on peut découvrir de nouveaux facteurs de risques. Peut-être qu’on saura un jour qu’avoir par exemple des canines pointues expose davantage au risque cardiovasculaire".

Bien qu'encore à l'état de recherche aujourd'hui, ces techniques pourraient à terme, modifier et faire évoluer la pratique de la médecine. D'une manière générale, les facteurs de risques de développement de maladies cardiovasculaires chez les hommes comme chez les femmes sont relativement semblables.

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